Remplacer l'existant en matière de gestion de tâches/requête n'est pas simple.

Arriver là où des processus existent, et où on veut en initier un autre, nécessite des remplacements.

Tout ces changements seront confrontés à une résistance au changement.

2 éléments opposés me viennent à l'esprit.

  • laisser adopter la nouveauté par la présentation par valeur ajoutée. Laisser le temps qu'il faut pour que le changement soit accepté par les utilisateurs. La résistance au changement est bien plus forte quand on est au pied du mur, quand la nouveauté est imposée.

à l'opposé,

  • on doit avancer, si on laisse le temps, on ouvre des failles aux tire-au-flancs (vision avec confiance faible aux collaborateurs), ou même avec une volonté affichée des collaborateurs, multiplier les outils de même "fonction" ou les canaux de communication est toujours source d'éparpillement.

Je me retrouve ici comme dans le boulot précédent avec 4 canaux pour les tâches.

  • L'email
  • les Tâches dans outlook
  • un système de ticketing interne
  • un radiateur de tâches.

Historiquement, humainement, (pragmatiquement ?) l'email a tendance à prendre le dessus. parce que même si les tâches d'outlook ou du ticketing interne sont techniquement identiques aux emails, le simple fait d'entrer dans un "autre" outil crée une appréhension que j'identifie comme identique à un automobiliste qui doit prendre le volant d'un autre véhicule que le sien.

Il faut pourtant essayer de l'éviter, ou de transformer la demande reçue par mail en l'entrant dans le flux d'un des autres outils.

Le second réflexe est d'informatiser. Le radiateur de tâche semble tellement "amateur" alors qu'on peut le faire avec un fichier excel ou un beau programme. C'est le syndrôme Notpad.

On prend ses notes dans notepad, puis on est bloqué, il faut l'imprimer ou sauver et envoyer, ... Un bon vieux blocnote et un crayon. C'est souble, économique, transportable, indépendant ...

Pour ma part voilà comment j'ai procédé aujourd'hui.

J'ai pris la liste existante des tâches dans outlook. On s'est mis autour de la table avec un bloc de postit.

  1. ° chaque tâche est devenue un post-it.
  2. ° une tâche modeste mais pas la plus petite à été estimée arbitrairement à 2 unités de temps de travail.
  3. ° les autres tâches ont été évaluées en fonction de cette tâche de référence.
  4. ° j'ai repassé les valeurs avec la série de Fibonacci 1,2,3,5,8,13,... (en pratique les 4 sont devenus des 5)
  5. ° j'ai repris les informations de priorité et mon expérience pour évaluer la valeur des tâches (ca aurait dû être fait avec le "client", je vais en fait vérifier ca plus tard, je voulais avancer dans l'exercice).
  6. ° On a calculé le ratio valeur/temps
  7. ° j'ai totalisé le temps (on est arrivé à 24)
  8. ° j'ai fait 5 colonnes en disant "5 unités par colonne d'itération"
  9. ° j'ai pris de gauche a droite en plaçant les fiches à au ratio le plus grand en remplissant pour arriver à 5.
  10. ° j'ai expliqué le burn down chart
  11. ° j'ai refait un autre tableau de 4 colonnes "A faire" "En cours" "à vérifier" "fini"
  12. ° j'ai repris les 3 post-it de la première itération et on a divisé ces tâches fonctionnelles en taches de réalisation. Avec une estimation en heure.
  13. ° et finalement j'ai placé ces post-it là dans la colonne à faire.

Voilà l'exercice est fini, et on va partir là dessus.

Premier constat mes post-it estimés à 2 + 2 + 1, découpé en tâches on donnés 8h+8h+1h. On pourra en tirer des leçons au terme de l'itération.

L'exercice réalisé à l'agile tour m'a vraiment bien servi.

J'ai toute fois dérivé de l'exercice. pour le quel les tâches du radiateur d'itération n'était pas "redécoupées" en plus petite tâche.

Je me demande ce que vous en pensez. Ca me semblait pratique car découper toutes les tâches et les présenter dans le premier tableau ca me semblait "trop d'info". En fait j'ai un tableau

-edit- Oups je m'étais arreté au milieu d'une phrase. J'ai continue ici