J’ai faim, je mange.

J’ai froid, je m’approche du feu

Je vis, je meurs

L’encre coule et ne laisse que les traces d’un délire passager, juste le court temps d’une vie.

L’écriture est l’outil

la vie, une corvée

gardons le plaisir de l’écrit

oublions celui qui l’a fait.

J’écris les démons qui me hantent et me protègent de vous.

Vous continuez à rêver de ceux qui font ma réalité

J’erre dans un monde de façade.

J’erre, je traîne, je me dégrade

Les pittas sont des morceaux de vies

moi je l’ai eu épicée et insipide.

Le sucre donne le goût au café que je bois

La mort donne le goût de la fin

La vie donne le goût de l’attente.

Dites-moi où je dois m’éteindre

que j’y aille,

que j’y coure.

Les pires cauchemars de votre vie

valent à peines mes instants de répits

Si les démons pouvaient emporter mon esprit

que j’oublie qui je suis

et surtout ce que je suis

La fin est mon seul désir

Donnez-moi mon dernier soupir

ou une autre raison pour continuer à vivre

Finissez-en avec moi

une fois pour toutes

Coupez ce fil qui me lie

cette Chaîne qui me retient

à cette vie où je ne sers à rien

Pourquoi tant de morts et jamais moi ?