Jules et Ginette avait une petite exploitation agricole. Surtout des vergers. Au temps de la ceuillette il engagait une vingtaine de personne.
Ginette préparait le repas du midi. Du pain qu'on lui livrait le matin. Rapidement elle se rendit compte que ce pain industriel ne convenait pas vraiment à Jules. Elle décida alors de le faire elle même avec de sa farine, de l'eau de la source toute proche, tout le monde à la ferme était content. Mieux encore, Ginette écoutait les commentaires que l'ont faisait sur son pain et corrigait chaque jour sa recette. Elle profitait même de son fils aux études pour se faire conseiller sur base de ses cours de diététique.
Un jour, il lui prit l'idée de mettre sa recette dans la revue agrigole nationale... Le succès fut assez bon. Pas mal d'exploitation ci et là se mirent à préparer le même pain pour leurs employés.
Mieux, les commentaires de ces autres employés revenaient aux oreilles de Ginette ainsi que les propositions de modification de recette des autres "maman cuisines", comme Marthe et Gisèle qui aident assez souvent.
Le recette commencait à se répendre mais toutes les fermes n'avaient pas un four. d'autres en avait mais n'avait personne pour tenter d'améliorer la recette pour les employés de l'exploitation.
Pourquoi ne pas ouvrir une boulangerie pour faire des pains en suivant cette recette ? Ginette avait déjà assez bien de boulot pour cela. Sophie, une vendeuse de patisserie du coin se proposa de faire et vendre ce pain. Ginette n'en était que plus heureuse. Voilà une partenaire qui va vivre de sa recette et avec qui elle aura des relation privilégiée pour l'améliorer encore.
L'aventure était lancée.
Mais un jour les comptables de la coopérative de Jules et Ginette virent. "Vous savez que votre recette améliorée engendre un chiffre d'affaire considérable" et que vous n'en prenez pas une miette ?
- Ginette mais je ne m'en préoccupe pas, moi ce qui m'intéresse c'est que Jules et nos employés mangent bien. Si j'ai donné ma recette c'est pour profiter des idées des autres.
Non, face aux chiffres les comptables ne pouvaient visiblement pas comprendre qu'une recette pour le pain ca se trouve partout. Que même les petites améliorations qui y ont été portée, n'ont rien d'extra ordinaire. La seule valeur ajoutée c'est que ceux qui le mangent l'ont testé, gouté, approuvé, et ont peu proposer leur amélioration. Après tout, s'il n'y avait pas cette distribution de la recette, Ginette n'aurait pas du s'acheter une imprimante et une timbreuse. Voilà des coûts des investissements qui ne reviennent pas en monnaie sonante et trébuchante.
Alors les comptables tranchèrent. Ok "la recette du pain de la Mère Ginette" c'est vraiment une très bonne recette. On va créer un groupe de gestion de la recette. Mais vous, Ginette, vous ferez plus cette recette. On a créé une petite superette pour les membres de la coopérative. La plupart mangent déjà de votre pain, mais votre pain ne rentre pas dans les sacs et les étagères de la superette. Il va falloir changer votre pain. On coupera les bords. On sait que c'est ce coté grillé qui fait plaisir a vos employés. Mais tant pis. Et en fait de la farine on en fait déjà pour la machine à crèpe. Et l'eau on a une sation d'épuration. Ca ne vaut pas votre eau de source mais il y en a au moins assez pour toute la coopérative.
Ce que les comptables ne comprenait pas c'est que Ginette, elle a fait sa recette sur base des commentaires de ses employés et des conseils de son nutritionniste de fils.... Refaire une nouvelle recette bien. Avec d'autres ingrédient ok. Mais inévitablement elle referra la même chose. C'est assez fou d'ailleurs pour elle. Elle va créer un truc qui existe déjà. Mais elle ne pourra plus profiter de ce qui avait fait une partie de son amélioration rapide en voyant que "l'autre" (portant son nom!!!) continuera à coté.








Commentaires
1. Le mercredi 24 mai 2006 à 22:37, par Ploum
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